Archives expositions collectives 2ème  semestre 2016

Champions de vitesse et de lenteur, furtifs ou immobiles, énormes ou tout petits, les animaux occupent l’espace tout autrement que nous, or cet espace qu’ils ont ou qu’ils font, agrandi, visité, corrigé à chaque seconde, nous en avons perdu l’usage, même si en apparence nous le partageons avec eux.


C’est pourquoi la moindre trace venant du monde animal ou ayant cherché à en relever les traits apparaît comme la scansion d’un apprentissage ou d’un retour. Deux traditions d’imagerie bien installées – celles des peintres dits animaliers et celle des reportages télévisés sur les animaux sauvages – viennent s’interposer entre ce mouvement de reconnaissance spontané et les formes vivantes qui le stimulent. Les peintres, les photographes et les cinéastes qui veulent rendre compte de l’invention animale doivent, chacun à sa manière et avec ses outils, crever tout d’abord cet écran mensonger et passer de l’autre côté, et ce n’est que là, dans une proximité inquiète, qu’à l’exubérance formelle des bêtes, et de toutes les bêtes, il est possible de répondre. Une libellule ou un chien, un crocodile ou un oiseau, extraordinaire est l’exploration formelle que le monde animal accomplit et renouvelle à chaque instant.


Et c’est parce que chacune de ces formes obtenues agit comme le messager de la forme de vie qui lui correspond, que le fait d’entrer en intelligence avec le monde animal, surtout en une époque où il est de plus en plus attaqué, menacé, a tant d’importance. Ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement une empathie avec le vivant, c’est aussi une dilatation et un agrandissement de notre condition perceptive, c’est une intensification de notre rapport au sensible. Rendre le sensible intelligible en lui conservant ses traits et sa puissance d’existence et d’énigme, tel serait le but. Avec subtilité, ruse, patience, vivacité et même aussi – pourquoi pas ? – une forme de maladresse, préférable à la virtuosité, on peut y arriver, et c’est cela, cette humble leçon reçue, que l’exposition, en multipliant les formes de côtoiement et d’accès, répercute.


  Animaux : œuvres intimes
  Galerie Bernard Ceysson, Paris
  15.12.2016 - 04.02.2017
 

Le texte de Jean-Christophe Bailly


Au repos ou en mouvement, les animaux proposent un répertoire de formes inépuisable : non seulement, pour chacun d’entre eux, celui propre à son espèce, mais aussi celui qu’il introduit comme une variante personnelle à chaque moment de sa vie. Autour de nous c’est ainsi plein d’envols, de reptations, de courses et de postures, et chacune d’entre elles peut être considérée comme un défi.











































































Dossiers  

 







Récents  





































































Résultats de la recherche        Supprimer  Déplacer  Spam    Plus         




















































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































 



Recherche

  































































































Gilles Aillaud  

Important







Marika Prévosto   


À

sandie hatem

 

  


 jul 1 à 2h10 PM  







Gilles Aillaud, Le silence sans heurt du présent





En coproduction avec les Musées des beaux-arts de Rennes et de Saint-Rémy de Provence, cette rétrospective parrainée par la Fondation d’Entreprise Michelin est la première grande exposition consacrée à l’artiste depuis 10 ans. Une cinquantaine de tableaux provenant de grandes collections publiques et privées seront exposés au FRAC Auvergne.



























































.
















 







Exposition du 15 décembre 2016 au 04 février 2017. Galerie Bernard Ceysson, 2 rue du Renard - 75004 Paris. Tél.: +33 (0)1 42 77 08 22. Ouverture du mardi au samedi de 11h à 1h et de 14h à 18h.













© ArtCatalyse / Marika Prévosto 2016. Tous droits réservés

Animaux : œuvres intimes, Galerie Bernard Ceysson, Paris