Archives expositions collectives 2ème  semestre 2016

  Cause The Grass Don’t Grow And The Sky Ain’t Blue
  Galerie Praz-Delavallade, Paris

  07.07 - 24.09.2016

Communiqué de presse


Cette exposition réunit des artistes qui questionnent les systèmes de hiérarchisation de la matière et des zones urbaines dans l’art. Ils installent leurs studios en banlieue, plaçant souvent cet environnement au centre de leur pratique, exposant successivement dans les centres d’art environnants ou en plein cœur des métropoles.





























































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Gilles Aillaud  

Important







Marika Prévosto   


À

sandie hatem

 

  


 jul 1 à 2h10 PM  







Gilles Aillaud, Le silence sans heurt du présent





En coproduction avec les Musées des beaux-arts de Rennes et de Saint-Rémy de Provence, cette rétrospective parrainée par la Fondation d’Entreprise Michelin est la première grande exposition consacrée à l’artiste depuis 10 ans. Une cinquantaine de tableaux provenant de grandes collections publiques et privées seront exposés au FRAC Auvergne.



























































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Le texte de Clémence Duchon


Ré-enchanter la ville. Apprendre à s’émerveiller. Contempler nos réalités. Donner à voir des zones urbaines si fantasmées mais trop peu montrées pour leurs richesses socio-culturelles. Valoriser des mouvances d’abord dédaignées qui deviennent ensuite référence. Encourager la rencontre desdites high et low cultures. Explorer les interactions entre le milieu urbain et la nature, souvent environnante. Entre la réalité aliénante et les divagations lyriques de l’imaginaire individuel ou collectif. Être autant fasciné par l’essence de la ville fourmillante que la sérénité d’une jungle tropicale à l’aube. Repousser les limites. Bousculer les idées reçues. Brouiller les frontières établies. Explorer les possibilités de la ville et de ses banlieues.


Ces artistes travaillent des matériaux pauvres par opposition aux matériaux nobles. Ils questionnent les volumes, la place de l’œuvre d’art dans l’espace public en la confrontant à des problématiques d’ordre plastique, mais aussi architectural ou sociologique. Ils modifient notre regard sur la ville et nous poussent à porter un jugement esthétique sur ce qui était jusqu’alors assimilé à une pollution sensorielle. Ils magnifient la street culture dans différents hauts-lieux de la culture populaire, de Paris à Los Angeles en passant par Amsterdam, Tel Aviv ou Berlin. Ils contribuent à l’esthétisation de l’espace urbain et à la découverte d’une nouvelle beauté associée à la ville désormais polissonne, devenue matériau artistique.


Quel imaginaire évoque la matière? Les rendus de la matière évoluent-ils selon le médium utilisé? Comment se jouer des codes établis autour de celle-ci? Où se positionne l’artiste par rapport à la matière? Dominant ou dominé? Quelle place pour le geste technique? Quel intérêt à choisir un matériau plutôt qu’un autre? Pourquoi vouloir remettre en question le système de valeurs établi autour de la matérialité qui varie dans l’espace et le temps? C’est dans l’espace et le temps qu’évolue, elle aussi, la valeur politique de la matière, oscillant entre le précieux et le pauvre, le noble et l’ignoble, l’infâme et le sacré. L’Arte Povera, le land art, le ready-made, l’art brut, le minimalisme ou les situationnistes ont, parmi d’autres, constamment eu recours à des matériaux jusqu’alors délaissés par les artistes que ce soit par goût esthétique, propriétés des matériaux ou conventions sociales, transformant le regard que l’on pose désormais sur certaines matières. Valoriser ce qui n’était jusqu’alors pas mis en avant, accorder un pouvoir de séduction et de questionnement à des matériaux qui n’avaient pas ces possibilités : c’est aussi ces conduites artistiques, politiques ou sociales que cette exposition vise à montrer. Cette démarche s’applique aux matériaux et par conséquent s’étend aux bâtiments qu’ils génèrent, à l’urbanisme et à la dimension sociale des zones urbaines allant au-delà de l’espace de monstration white cube de la galerie. Entre art et sociologie. Au gré des politiques de la ville, les centres d’art et résidences d’artistes se multiplient dans des zones qualifiées de friches urbaines. L’atmosphère ambiante extramuros intrigue, fait parler, inspire. Les banlieues ont rarement été aussi craintes mais paradoxalement n’ont jamais été autant fantasmées. Bien qu’ils soient des mines de références esthétiques, adoubés par les pontes de la culture mainstream, ces territoires populaires restent trop souvent délaissés. Donner la parole à ceux qui la pratiquent et laissent voir l’autrement. Montrer le regard des curieux qui ont su apprivoiser l’ailleurs. Vouloir exposer toutes les belles choses. A Paris, en banlieue ou ailleurs. Un ré-enchantement post-moderne. Le monde ou rien.


Commissaires de l’exposition : Clémence Duchon & Flavie Loizon






Mustafah Abdulaziz, Cruise liner moving through the Three Gorges Dam, Hubei Province, China, 2015. C-print — 81 × 109 cm — Edition de 6. Courtesy of the artist

Mustafah Abdulaziz, Cruise liner moving through the Three Gorges Dam, Hubei Province, China, 2015.
C-print — 81 × 109 cm — Edition de 6. Courtesy of the artist


© ArtCatalyse / Marika Prévosto 2016. Tous droits réservés

Exposition du 7 juillet au 24 septembre 2016. Galerie Praz-Delavallade, 5 rue des Haudriettes - 75003 Paris. Tél.: +33 (0)1 45 86 20 00. Ouverture du mardi au samedi de 11h à 19h.



 










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